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[Flávio Bittencourt]

Setembro de 2012: falecimento de Tereska Torrès (1920 - 2012), escritora da resistência francesa

Ela causou escândalo ao tratar das relações homoafetivas nos quartéis de mulheres dos Aliados.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


CATACUMBAS, ESGOTOS E SUBTERRÂNEOS DE PARIS UTILIZADOS PELA

RESISTÊNCIA FRANCESA NA OCUPAÇÃO ALEMÃ DE PARIS, DURANTE A

II GUERRA MUNDIAL:

"(...) Quelques autres sites du GRS non reliés:

* L'abri FFI: situé sous le square Claude-Nicolas Ledoux (XIVème), face à l'entrée des catacombes officielles, il fut construit en 1938 pour être un abri anti-aérien. En août 1944, le résistant Henri Tanguy (1908-2002) et son état-major des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI) s'y installèrent pour organiser la libération de Paris, initiés aux carrières par le médecin René Suttel (1912-1981). Aujourd'hui c'est un laboratoire d'essai des matériaux. (...)"

(http://keblo1515.free.fr/souterrinterdit/catacombes.htm)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(http://lamairessegrands.canalblog.com/archives/nos_chants__recitations_et_poemes/p10-0.html)

 

 

 

 

 

 

Dans la Bande Dessinée [NA ESTÓRIA EM QUADRINHOS], l'album qui traite le plus de ce sujet est « L'Affaire du Collier » ["O CASO DO COLAR"] de la série Blake et Mortimer créée par Edgar P. Jacobs (1967).
Les 2 compères y poursuivent dans les catacombes les voleurs d'un collier de Marie-Antoinette.

(http://keblo1515.free.fr/souterrinterdit/catacombes.htm)

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Tereska Torres (L) [À ESQUERDA] and her friend [E SUA AMIGA] Claire Chicoteau (R) [À DIREITA] during World War [DURANTE A (Segunda) GUERRA MUNDIAL]
 
(http://news.bbc.co.uk/2/hi/programmes/from_our_own_correspondent/7142424.stm)
 
 
 
 
 
 
 
Tereska and Claire
Tereska and Claire visit de Gaulle's headquarters [QUARTEL-GENERAL, COMANDO] in London

 

 

   
 
(http://news.bbc.co.uk/2/hi/programmes/from_our_own_correspondent/7142424.stm)

 

 

 

 

"09 octobre 2007

Midi [MEIO-DIA]

MIDI

 

horloge

Quand la grande aiguille

Cache la petite

En haut du cadran

Les garçons, les filles

Arrivent très vite

Pour se mettre en rang

  Ref : Midi, c'est l'heure de la cantine

           Midi, nous allons déjeuner

           Midi, c'est l'heure de la cantine

           Nous allons manger!!

Avec du savon

Lavons nous les mains

C'est très important!

Accochez les wagons

C'est le départ du train

on part en chantant.

(Refrain)

Dans le réfectoire

Tout est préparé

Les couverts sont mis.

Chacun peut s'asseoir

On peut se souhaiter

Un bon appétit.

(Refrain)"

(http://lamairessegrands.canalblog.com/archives/nos_chants__recitations_et_poemes/p10-0.html)

 

 

 

 

 

"(...) DL : L’une des particularités des volontaires FFL fut que leurs motivations étaient très variées.
Quelles furent les vôtres ?


TT : J’étais la première française dans ma famille, mes parents étant polonais. J’aimais passionnément la France, j’avais honte de la défaite. Je voulais participer à la guerre aux cotés des Anglais. Pour l’honneur de la France. (...)"

(TRECHO DE ENTREVISTA ADIANTE TRANSCRITA, NA ÍNTEGRA)


 

 

 

 

 

Mireille Mathieu - La Marseillaise (France National Anthem),

Youtube:

 

 

 

 

 

 

 

Une résistante armée, près de Chartres, en août 1944.

(http://fr.wikipedia.org/wiki/Femmes_dans_la_R%C3%A9sistance_int%C3%A9rieure_fran%C3%A7aise)

 

 

 

 

 

SOLDADOS DA RESISTÊNCIA FRANCESA,

FOTO PUBLICADA PELO JORNAL O DESPACHO DO MEIO-DIA:

(http://www.ladepeche.fr/article/2008/05/12/453161-baziege-exposition-la-resistance-en-france-et-en-haute-garonne.html, onde se pode ler:

"Publié le 12/05/2008 10:47

Baziège. Exposition : la Résistance en France et en Haute Garonne

Baziège. Exposition : la Résistance en France  et en Haute Garonne (DDM)

Baziège. Exposition : la Résistance en France et en Haute Garonne DDM

Les anciens combattants de la section baziégeoise ont proposé, durant deux journées, une exposition sur le thème de la Résistance en France et en Haute Garonne.

Une exposition riche d'affiches de l'Office National des anciens combattants retraçant la Résistance à partir de 1940, des panneaux rappelant Toulouse et sa région dans la guerre, les camps dans le Sud ouest, le camp du vernet d'Ariège, « les prêtres qui ont su mourir» accompagnés d'une riche bibliographie. Egalement des plaquettes retraçant la vie et les faits de guerre de soixante baziégeois qui ont donné leur vie où ceux qui sont encore là pour raconter: Ramon Gallur, Roger Lavigne, Pierre Vigne, Louis Colombier. Cette exposition fait suite à la rencontre « l'Histoire à l'école» auprès des élèves de CM2 avec la participation de Jeanne Fontès, entrée dans la résistance en 1943, et qui a raconté la guerre, sa guerre: arrêtée, déportée. Une partie de l'exposition était consacrée aux millions de jeunes enfants, morts dans les dix dernières années en raison des guerres de par le monde: morts, blessés ou mutilés à vie ( enfants soldats, drogues, travail des enfants). L''association Baz' Ados a également exposé un panneau où d'une phrase, les adolescents ont traité des sujets tels que prostitution, tourisme sexuel, enfance fusillée, violence.

Le président des anciens combattants et Léo Ritter, animateur de ces journées se félicitent de la participation des jeunes dans ce devoir de mémoire que depuis une dizaine d'années ils ont mis en place sur le village par des conférences, des expositions, la recherche de documents et la vie des baziégeois dans la guerre; informations couchées sur des Livres d'Or et à la disposition de la population.

Une exposition qui a connu un grand succés auprès de la population mais aussi de visiteurs des villages voisins, des jeunes, à la satisfaction des anciens combattants qui œuvrent dans ce «devoir de mémoire».

La Dépêche du Midi"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(http://noirnation.com/2012/09/25/tereska-torres-writer-classic-noir-lesbian-romp-dead-92/)

 

 

 

 

 

Timbre de l'année 1945

Libération

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Dessiné et gravé par Pierre Gandon
 
(http://www.phil-ouest.com/Timbre.php?Nom_timbre=Liberation_669)
 
 

 

 
 
 
 
 
 
 
"Madame Tereska Torrès
Par Daniel Laurent

 

Une Française libre

 

Tereska Torrès est née en 1920 à Paris, ses parents, le sculpteur Marek Szwarc et son épouse, Guina, sont des juifs polonais. En 1940, suite à la fulgurante avancée allemande, Tereska et sa mère se réfugient en Angleterre via Lisbonne. Son père, qui combattait dans les forces armées polonaise de France, est évacué de la Rochelle par la Royal Navy britannique. A Londres, Tereska, qui n’a pas encore 19 ans, s’engage chez les « Volontaires Françaises » (le Corps féminin des Forces Françaises Libres du général de Gaulle).


Elle est la 16ème femme engagée chez les V.F. Elle travaille au Quartier Général de Carlton Gardens, ensuite au BCRA, puis elle suit les cours de l’école d’officiers à Camberley. En Mai 44, elle épouse Georges Torrès, qui fait partie de la 2éme Division Blindée du Général Leclerc. La mère de Georges Torrès a épousé Leon Blum et se trouve avec lui à Buchenwald. Georges Torrès est tué en Octobre 1944, sur le front des Vosges, au cours des combats pour la Libération. Leur fille, Dominique naitra quatre mois après la mort de son père.


En 1947, elle participe au tournage du documentaire « les illégaux » sous la direction de Meyer Levin, ecrivain americain , film qui retrace toute la route suivie par des survivants des camps de concentration, qui, après la guerre, tentent de rejoindre la Palestine sur des bateaux clandestins.
A l’arrivée à Haiffa, Meyer Levin et elle sont mis en prison par les Britanniques. Le journal qu’elle a tenu pendant tout ce voyage , n’a jusqu’ici eté publié qu’en Allemagne sous le titre « Unerschrocken» (nous n’avons pas peur).


En 1948, Tereska épouse Meyer Levin à Paris, puis, sur les conseils de son mari, publie aux USA un roman de fiction au sujet de son expérience de guerre sous le titre Women’s Barrack. Ce « pavé dans la mare » aborde de manière candide les problèmes des femmes vivant dans la caserne et en autres la question de quelques relations lesbiennes dans cet environnement militaire. Ce livre fut vendu à 4 millions d’exemplaires aux USA, traduit en 13 langues et valu à Tereska d’être prise à partie par la commission parlementaire américaine sur les matériaux pornographiques…ce qui n’empêcha pas une republication à New York en 2003 qui fut saluée par toute les organisations féministes américaines. Ce livre, à la demande de l’auteur, n’a jamais été publié en France.
En 1963, Tereska accompagne Meyer Levin, son mari, en Ethiopie pour le tournage du premier documentaire sur la vie des Juifs noirs d’Ethiopie, les « Fellashas » bien avant leur retour en Israël.
Elle retournera en Ethiopie dans les années quatre vingt, plusieurs fois, à l’époque d’une grande famine et au moment de « l’Opération Moise » Elle vit maintenant à Paris.


Bibliographie (partielle) :

Le sable et l'écume, 1945, Gallimard.
Women's Barracks, 1950, Fawcett's Gold Medal.
The Converts, 1970, Knopf (New York).
Les poupées de cendre, 1972, Le Seuil et Phébus.
Les maisons hantées de Meyer Levin, 1974, Denoël et Phebus
Une Française Libre, 2000, Le Seuil et Phébus
Le Choix, 2002, Desclée de Brouwer (Paris). Une version existe également en Polonais, Pamientnik na trzy glossy, Znak, Varsovie.
Le livre qu’elle a écrit sur ses aventures en Ethiopie, Le pays des chuchotements, n’a pas encore été publié.
Quelques informations complémentaires (en anglais) :
http://www.marekszwarc.com/
http://en.wikipedia.org/wiki/Tereska_Torres


Madame Tereska Torrès a fort aimablement accepté de nous en dire plus. Qu’elle en soit vivement remerciée car rares sont les auteurs qui acceptent ainsi d’aller au devant de leur public sur des plateformes internautiques.

Daniel Laurent : Ou se situe le « déclic » qui vous a fait prendre la plume dés votre plus jeune âge ?

Tereska Torrès : Peut être parce que j’étais fille unique et d’écrire mon journal remplaçait une soeur ?
Peut être aussi parce que ma mère écrivait (Le porteur d’eau, Plon 1931).


DL : L’une des particularités des volontaires FFL fut que leurs motivations étaient très variées.
Quelles furent les vôtres ?


TT : J’étais la première française dans ma famille, mes parents étant polonais. J’aimais passionnément la France, j’avais honte de la défaite. Je voulais participer à la guerre aux cotés des Anglais. Pour l’honneur de la France.

DL : Avez-vous eu l’occasion à Londres d’approcher Charles de Gaulle ? Si oui, qu’en avez-vous retenu ?

TT : Je le voyais souvent monter ou descendre des escaliers au Quartier Général, mais je ne l’ai jamais approché. Un jour il m’a souri en passant !

DL : Votre père s’est battu en France en 1940 au sein des Forces Polonaises. Vous a-t-il parlé de ses combats ?
Si la présence d’unités polonaises à l’Ouest entre 19343 et 1945 est connue, ceux de 1940 le sont moins, d’où ma question.


TT : Mon père m’a non seulement parlé de sa vie dans l’armée polonaise en exil de 1940 à 1943 en Angleterre, mais pendant ces années il a dessiné beaucoup de portraits de soldats et d’officiers de cette armée dans leur vie quotidienne. C’est un document historique unique pour la Pologne. On peut consulter ces dessins à l’Association YIVO à New York.

DL : Vous êtes retournée en Pologne avec Meyer Levin en 1947. Y êtes-vous retournée depuis ?
Avez-vous gardé des liens, des attaches avec le pays de vos parents ?


TT : Oui, je suis retournée en Pologne après la guerre. Une fois pendant le tournage du film « les illégaux»
puis en rapport avec mon livre publié en Pologne Pamientnik na try glossy. J’avais encore une cousine en Pologne mais elle morte depuis.


DL : Fille de parents juifs clandestinement convertis au catholicisme, vous êtes revenue vers le judaïsme.
Les horreurs de la guerre et de la Shoah y sont-elles pour quelque chose ?


TT : Mes parents se sont convertis en secret au Catholicisme en 1919, comme je le raconte dans Le choix et The converts. En secret pour ne pas faire de peine à leurs familles. Et ils se sont convertis par conviction religieuse. Ils n’ont jamais cessé de se considérer juifs mais pas de religion. Je ne suis jamais « revenue vers le judaïsme ». Comme mes parents, je me sens appartenir à la nation juive mais pas à sa religion.
Je connais bien Israël ou j’ai parfois habité et ou l’un de mes fils vit. J’aime Israël mais pas sa politique.


DL : La publication en 1950 de Women's Barracks qui fut le premier roman parlant de la situation de celles que l’on appelait encore des « déviantes sexuelles », voire pire, a jeté un pavé dans la mare. Quel était votre but en prenant cette initiative ?

TT : Je ne pensais pas du tout en écrivant un roman basé sur la vie de 5 filles dans l’armée que les expériences sexuelles de l’une d’entre elles et des descriptions qui me semblaient très innocentes allaient faire un tel scandale aux Etats Unis. Mais c’était en 1951 et les choses ont changé. Je ne pense pas qu’aujourd’hui ce roman soulèverait tant de polémiques. Je trouve curieux que des féministes y aient vu autre chose qu’un roman parlant de femmes dans une armée et de leurs différentes expériences en temps de guerre.

DL : Ce livre n’a jamais été publié en France, à votre demande. Pourquoi ?

TT : J’avais tenu un journal pendant la guerre et ce journal racontait la vérité, pas de la fiction.
Après « Une Française Libre », je trouvais que c’était diminuer l’impact du journal que de le faire suivre par la publication d’un roman en France au même sujet, qui n’ajoutait rien. Au contraire.


DL : Avez-vous eu le temps de visiter notre forum et notre publication Histomag’44 ? Si oui, que pense le témoin de la guerre et l’écrivain professionnel que vous êtes de ces initiatives d’amateurs ? Vos éventuelles remarques et conseils nous seraient extrêmement précieux.

TT : Oui j’ai regardé Histomag 44 et votre Forum. Je trouve ce travail remarquable et très important.
Surtout pour atteindre un public jeune qui s’intéresse davantage à ce qu’il voit sur l’internet que ce qu’il…ne lit pas dans des livres. Continuez !

Une Française Libre.

Le livre tiré du Journal de Tereska Torrès raconte au jour le jour cinq années d'une jeune fille d'abord, d'une femme ensuite.
Dès les premières pages, le lecteur est séduit. Ce n'est pas une autobiographie.
C'est le journal d'une écolière qui consigne simplement tout ce qui lui arrive, tout ce qu'elle voit, tout ce qu'elle entend, tout ce qu'elle ressent.

« Depuis l'âge de neuf ans, j'écris tous les jours sur des cahiers d'écolières. Ils se sont accumulés et je suis dans ses pages le passage des années, j'entends mes différentes voix d'enfant, de jeune fille, de femme : toute ma vie est là ».

La partie que publient les éditions Phébus est celle de la guerre de 1939-1945. « En juin 1939, j'avais passé mon premier bac. C'est l'été, je suis en vacances au bord de la mer avec mes parents.
Le 3 septembre, je commence un nouveau cahier.... » (Tereska Torrès)
Le 3 septembre c'est l'invasion de la Pologne par les nazis. Le 18 juin 1940, elle écrit "la France a repris les armes"... je suis allée passer mon bachot à Bayonne.
"Elle rejoint l'Angleterre. Elle se lance crânement dans l'action. Autour d'elles, tous les jours, la mort frappe.... à Londres sous les bombes ou ailleurs, ses amis tués au combat. Elle s'inscrit dans l'armée féminine de la France libre... "Auteur et éditeur assurent que ce "Journal" a été publié tel qu'il fut écrit, sans y apporter la moindre retouche.
On les croit volontiers et c'est ce qui donne tout son poids à ce témoignage exceptionnel" (André Lafargue, Le Parisien)"

 

 

               

 

 

 

 

 

                                               EM MEMÓRIA DE MME. TERESKA TORRÈS (1920 - 2012)

e para:

Edgard Félix Pierre Jacobs (Bruxelas, 30 de Março de 1904 - 20 de Fevereiro de 1987) - in memoriam -

e

 

 

 

28.12.2012 - Ela causou escândalo ao tratar das relações homoafetivas nos quartéis de mulheres dos Aliados - Tereska Torrès (1920 - 2012).  F. A. L. Bittencourt ([email protected])

 

 

A agência AngolaPress

informou:

"24-09-2012 17:36

França

Morre Tereska Torrès, escritora da resistência francesa

Paris - Tereska Torrès, membro da resistência francesa e escritora franco-americana cujo sucesso de vendas "Women's Barracks" causou escândalo ao tratar das relações lésbicas nos quartéis de mulheres dos Aliados, morreu aos 92 anos, anunciou sua família.


Filha de uma família polaca de origem judia, em 1940 aderiu à organização França Livre, em Londres. Foi secretária no quartel-general do Charles de Gaulle em Carlton Gardens, na capital britânica, e escreveu vários livros depois da Segunda Guerra Mundial.


Em 1950 publicou nos Estados Unidos um romance autobiográfico sobre sua experiência na guerra intitulado "Women's Barracks", que foi traduzido em 13 idiomas e vendeu quatro milhões de exemplares.
O livro revelava as relações lésbicas nos quartéis das voluntárias dos Aliados."

(http://www.portalangop.co.ao/motix/pt_pt/noticias/internacional/2012/8/39/Morre-Tereska-Torres-escritora-resistencia-francesa,43f6f938-0014-493f-94b4-9cd5830c921e.html)

 

 

 

 

 

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"Tereska Torrès

Tereska Torrès, née Tereska Szwarc le 3 septembre 1920 à Paris, et morte le 20 septembre 2012 à Paris1, est une résistante et une femme de lettres franco-américaine d'origine juive polonaise.

Sommaire

Biographie

Fille d'un sculpteur juif polonais converti au catholicisme, Marek Szwarc, et de son épouse Guina, elle entame son journal à neuf ans et publie son premier livre à dix-sept ans. En juin 1940, elle embarque pour l'Angleterre à Lisbonne lors de l'invasion allemande de la France2. Quant à son père, qui sert dans l'armée polonaise de l'Ouest, il est évacué à La Rochelle par la Home Fleet britannique.

Tereska s'engage dans les Forces françaises libres et est affecté au Corps des volontaires féminines3. Elle travaille comme secrétaire au quartier-général du général de Gaulle à Londres4. En octobre 1944, alors qu'elle est enceinte de cinq mois, son premier mari, Georges Torrès, beau-fils de Léon Blum, est tué dans les combats de la 2e division blindée en Lorraine.

En 1947, elle accompagne le romancier américain Meyer Levin, pendant qu'il tourne le documentaire Al Tafhidunu sur les réfugiés juifs qui quittent la Pologne après la guerre pour rejoindre la Palestine5. Le journal qu'elle a rédigé sur cette expérience — le voyage illégal des survivants de l'Holocauste des villes détruites de Pologne en Europe occidentale et Israël et son emprisonnement par les forces britanniques a fait l'objet d'une publication uniquement en allemand sous le titre Unerschrocken (« Sans peur »)6.

En 1948, Tereska épouse à Paris Meyer Levin, qui la pousse à faire paraître le journal qu'elle a tenu durant son service dans les Forces françaises libres. En 1950, Tereska publie aux États-Unis un roman autobiographique sur son expérience de la guerre sous le titre Women's Barracks, qui devient rapidement un bestseller, vendu à plus de deux millions d'exemplaires durant les cinq premières années5 et la première publication pulp à évoquer franchement des relations lesbiennes. Au total, 4 millions d'exemplaires de ce livre ont été vendus aux États-Unis, et il a été traduit en treize langues. En 1952, Women's Barracks est présenté par le House Select Committee on Current Pornographic Materials comme un exemple de livre de poche promouvant un relâchement moral7. Quand The Feminist Press l'a réédité à New York en 2003, la presse l'a présenté comme l'un des livres ayant inspiré un nouveau genre d'écriture lesbienne et féministe aux États-Unis8. Tereska a publié en 2011 une adaptation française sous le titre Jeunes femmes en uniforme. Son journal de guerre est paru en 2010 sous le titre Une Française Libre.

En 1963, Tereska accompagne Meyer Levin en Éthiopie, où il filme The Fellashas, le premier documentaire consacré à la vie des Falashas à Ambover.

Elle est la mère de Gabriel Levin, poète et traducteur né en France en 1948, et de Mikael Levin, photographe, né à New York en 1954.

Œuvres

Tereska a écrit 14 livres, traduits en anglais par son époux4.

  • Le sable et l'écume, Paris, Gallimard, 1946, 197 pages. Son premier roman, commencé à l'âge de 17 ans et achevé durant la guerre, publié sous le pseudonyme de Georges Achard, nom de guerre de Georges Torrès.
  • Women's Barracks, Fawcett Publications, 1950. Le premier roman pulp lesbien.
  • Le Labyrinthe (roman), Paris, Del Duca, 1958, 208 pages.
  • Pas encore (roman), Paris, Del Duca, 1958, 239 pages.
  • The Converts, New York, Knopf, 1970. Un récit de son enfance et de sa jeunesse.
  • Les Poupées de cendre, Paris, Le Seuil, 1979, 251 pages (rééd. Phébus, 2003). Un roman dont l'action se déroule en Israël.
  • Les maisons hantées de Meyer Levin, Paris, Phébus, 1974 (rééd. Denoël, 1991 ; Phébus, 2005). Un récit sur l'obsession qu'a inspiré à son époux pendant trente ans la lecture du Journal d'Anne Frank.
  • Les Années anglaises : journal intime de guerre, 1939-1945, Paris, Le Seuil, 1981, 277 pages.
  • Le Pays des chuchotements (roman), Paris, Séguier, 1987, 215 pages.
  • Une Française libre. Journal 1939-1945, Paris, Phébus, 2000, 300 pages (rééd. coll. Libretto, 2007). Le journal des années de guerre.
  • Le Choix: mémoires à trois voix, Paris, Desclée de Brouwer, 2002, 263 pages. Sur la conversion secrète des ses parents au catholicisme en 1919.
  • Jeunes femmes en uniforme, Paris, Phébus, 2011. Une adaptation française de Women's Barracks.

Les cahiers inédits de son journal sont conservés à l'Université de Boston.

Traduction

  • Meyer Levin, La Maison de mon père, roman traduit de l'anglais par George Achard (titre original : My father's house), Paris, Nouvelles éditions latines, 1948, 319 pages.

Notes et références

  1. Margalit Fox, « Tereska Torrès, 92, Writer Of Lesbian Fiction, Dies [archive] » sur The New York Times. Mis en ligne le 24 septembre 2012, consulté le 25 septembre 2012
  2. Biographie de Marek Szwarc [archive].
  3. Emma-Jane Kirby, « Ladies of the French Resistance », dans BBC News, 15 décembre 2007 [texte intégral [archive]].
  4. a et b « Women's Barracks », dans Powell's Books bookstore [archive].
  5. a et b Christine Smallwood, « Sapphic soldiers », Salon.com [archive].
  6. « The Illegals », Jewish Film Week [archive].
  7. Teresa Theophano, « Pulp Paperbacks and Their Covers », dans glbtq.com, 2002 [texte intégral [archive]].
  8. Lichfield John, « O! What A Steamy War », dans The Independent, 16 juin 2007 [texte intégral [archive]].

Liens externes